01/05/2007

Nicolas Sarkozy et Human Bomb

Une vidéo à voir très intéressante, très instructive sur le courage et la force morale de Nicolas Sarkozy... 

Sarkozy Human Bomb
envoyé par sarkoheros

13:50 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30/04/2007

Nicolas Sarkozy à Bercy: un moment exceptionnel

 

Après un tractage Place Victor Hugo et un collage Samedi, les jeunes du 16ème Nord étaient au meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy et force est de constater qu'il n'était pas tout seul. C'est en effet plus de 30 000 personnes qui étaient venus supporter et écouter Nicolas Sarkozy dans la dernière ligne droite avant le grand débat du deuxième tour.

 Allez voir les photos !

15:12 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10/04/2007

Le vote par procuration

Le vote par procuration est une procédure mise en place pour permettre aux personnes absentes de leur domicile de participer aux scrutins.

Pour bénéficier de ce mode de votation, il faut choisir un mandataire qui doit être inscrit sur les listes électorales de la même commune. A Paris, cette personne peut être inscrite dans un des vingt arrondissements. Il convient de se rendre soit auprès du Greffe du Tribunal d’Instance de son domicile ou du lieu de votre résidence, soit au commissariat de police de quartier, soit dans les gendarmeries, afin d’y remplir un formulaire de demande de vote par procuration en attestant sur l’honneur ne pas être en mesure de voter en personne le jour du scrutin. Depuis cette année, les procurations peuvent être délivrées dans les tribunaux ou les commissariats du lieu du travail.

Attention : un mandataire ne peut disposer que de deux procurations au maximum dont une seule établie en France. Avant de désigner un mandataire, assurez-vous qu’il n’est pas déjà détenteur d’une procuration.

Renseignements à la mairie au service des élections 01.40.72.17.41 ou sur le site de la Mairie du 16ème arrondissement : www.mairie16.paris.fr Si vous souhaitez être mandataire ou donner une procuration, vous pouvez contacter Hélène ZWANG, adjointe au Maire au 06 12 56 27 04

14:21 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20/03/2007

Nicolas Sarkozy: un projet créateur d'emplois

Nicolas Sarkozy : le seul candidat de la croissance et de l'emploi

L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle. Après évaluation de l’impact des propositions de Nicolas Sarkozy , de Ségolène Royal et de François Bayrou, il en conclut que les propositions du candidat de l’UMP sont les seules à créer de l’emploi et de la croissance.

L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle. Après une évaluation de l’impact des propositions de Nicolas Sarkozy , de Ségolène Royal et de François Bayrou, le premier centre français d’analyse et de prévision macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics en conclut que les propositions du candidat de l’UMP sont les seules à créer de l’emploi et de la croissance.

Cette analyse a été rendue publique quelques jours après le soutien officiel d’Olivier Blanchard, qui compte parmi nos économistes les plus réputés. Celui qui est considéré comme nobélisable affirmait le 13 mars dernier, qu’après avoir voté socialiste pendant des années, il voterait personnellement pour Nicolas Sarkozy.

 

Ségolène Royal détruit des emplois et de la croissance. 

1. Le programme économique de S. Royal aboutit à des destructions d’emplois, 230 000 au total, essentiellement dans les petites et moyenne entreprises et parmi les travailleurs peu qualifiés. La hausse du SMIC à 1 500 euros fera perdre 50 000 emplois et la suppression du contrat nouvelles embauches (CNE) 30 000 emplois. En outre, la généralisation des 35 heures à l’ensemble des PME, inscrite dans le projet du parti socialiste, jamais explicitement reniée par S. Royal, entraînera la disparition de 150 000 emplois supplémentaires.

2. Ces mesures réduiront très nettement notre taux de croissance, de 1,4 point.

3. A plus long terme, les mesures de S. Royal affaibliront considérablement la compétitivité des entreprises françaises et auront donc des effets encore plus néfastes sur l’emploi et la croissance.


Le programme de F. Bayrou détruit également des emplois dans les PME et entrave leur croissance. 

1. Deux des mesures du programme de F. Bayrou auront des effets positifs, mais limités. Le droit de créer deux nouveaux emplois sans charges pendant cinq ans créera 90 000 nouveaux emplois, soit un total très inférieur à celui qu’annonce F. Bayrou (« plusieurs centaines de milliers d’emplois ») et très faible par rapport au coût de la mesure (7,4 Mds d’euros). La rémunération des heures supplémentaires 35% de plus que les heures normales et la réduction de leur taux de cotisations patronales (pour que les entreprises ne supportent aucun coût supplémentaire) créeront 80 000 emplois, soit beaucoup moins que pour la mesure du même type proposée par N. Sarkozy (160 à 200 000), principalement parce qu’il manque la forte incitation pour les employeurs.

2. Surtout, la concentration des exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC (fin des allègements pour les grandes entreprises et pour les salariés rémunérés entre 1,3 SMIC et 1,6 SMIC dans les PME) conduira à une forte augmentation du coût du travail et à la disparition de 230 000 emplois.

Au total, le programme de F. Bayrou détruira 60 000 emplois, avec comme principales victimes les petites et moyennes entreprises (ce sont elles qui ont le plus de salariés concernés par les allègements de charges pour les personnes rémunérées entre 1,3 et 1,6 SMIC). En outre, un nouveau « effet de seuil » sera créé : en provoquant une hausse brutale du coût du travail au moment où une entreprise passe du statut de PME à celui de « grande entreprise » (perte des allègements de charges), le programme Bayrou crée un obstacle supplémentaire au développement de nos PME en champions nationaux.

3. Les effets de ses mesures freineront sensiblement la croissance, avec une baisse de 0,2 à 0,5 point.


Le programme de N. Sarkozy créera 200 000 emplois et augmentera de plus d’un point la croissance. 

1. La mesure de N. Sarkozy rémunérant les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales et les exonérant de charges fiscales et sociales conduira les entreprises à augmenter la durée du travail et à embaucher sur de nouveaux postes du fait de la réduction du coût global du travail induite. Elle créera de 160 000 à 200 000 emplois (soit au moins le double des créations d’emplois de la mesure de F. Bayrou).

2. Elle entraînera une forte hausse de la croissance, entre 1 et 1,3 point de PIB, soit le point qui nous manque depuis tant d’années.

 

 

 

Il est à noter que cet examen des programmes des candidats s’en est tenu à une analyse de court terme et n’a pas pris en compte les autres mesures structurelles de notre programme (enseignement supérieur, recherche, innovation, développement des PME, baisse de la fiscalité, maîtrise des finances publiques, réforme du marché du travail…) dont les effets sur la croissance et l’emploi seront évidemment massifs.

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14/03/2007

Brunch des Jeunes du 16ème avec Nicolas Sarkozy

19:14 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, UMP, génération

02/03/2007

Une "île Sarkozy" dans le monde virtuel de Second Life


Des palmiers au bord de l'eau, des chaises longues, des jeunes gens bronzés et musclés qui arborent des tee-shirts "I love Sarkozy": après Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen qui disposent déjà  de permanences virtuelles, Nicolas Sarkozy a désormais une "île" dans Second Life, créée et détenue par le blogueur Loïc Le Meur.

"Il s'agit d'une initiative personnelle", a expliqué à  l'AFP Loïc Le Meur qui a rejoint depuis peu l'équipe de campagne du candidat de l'UMP à  la présidentielle, pour s'occuper d'internet.

Loïc Le Meur n'a pas voulu que le candidat reste totalement en dehors de ce monde virtuel en trois dimensions (http://secondlife.com), développé par la société californienne Linden Lab, qui connaît un succès croissant. Le blogueur a donc acheté à  titre personnel pour 1.800 dollars US une région sur laquelle il a créé notamment une "île Sarkozy" qu'il "prête" aux supporters de Nicolas Sarkozy.

Lancée il y a une semaine, l'île Sarkozy voit passer actuellement environ 15.000 "avatars" ou personnages virtuels par jour, affirme M. Le Meur.

"C'est un lieu de débat et d'échanges", explique à  l'AFP une jeune militante, Delphine Ganeau, en promenant son personnage virtuel depuis un ordinateur du QG de campagne de Nicolas Sarkozy. Son avatar, un barbu nommé Delta Spitteler, engage la discussion avec des visiteurs de l'île: "qu'as-tu pensé du débat lundi soir entre les blogueurs et Jean-Pierre Raffarin qui était retransmis sur Second Life?". "Je me suis endormi", lui répond l'un d'eux.
"Bon, mais vous pensez vraiment que Sarkozy va faire ce qu'il dit? Parce qu'il est déjà  ministre et président du parti majoritaire...", s'interroge l'avatar Cemonho Pinion. "Bien sûr qu'il le fera", lui répond Ladiag Beaumont, un grand blond athlétique, alias Thibaut Breton de la Baronnière dans la vie réelle, militant sarkozyste.

Mais Cemonho Pinion, qui porte chemise noire et jeans, "préfère Le Pen". "Marre des gauchistes", lance-t-il.

Delta Spitteler passe au magasin prendre un drapeau français -gratuit- avant d'aller s'asseoir dans la salle de projection dont les murs arborent des portraits de Nicolas Sarkozy.

Une charte de bonne conduite, qui reprend les grands principes de Second Life, est placardée dans l'île. "On ne veut pas d'injures ou de tenues vestimentaires incorrectes", souligne Loïc Le Meur.

L'île compte pour le moment une dizaine de résidents qui se chargent de modérer les propos et d'éjecter ou de bannir les éventuels avatars qui deviendraient injurieux ou agressifs.

C'est le Front National qui a été le premier parti politique français à  s'installer sur Second Life en décembre 2006. A l'initiative d'un membre du Front national de la jeunesse de la Moselle, une boutique et un espace de discussion ont été créés pour promouvoir la candidature de Jean-Marie Le Pen. Les sympathisants peuvent notamment venir y déposer dans un tronc des dons en linden dollar -la monnaie virtuelle de Second Life, convertible en dollars US-.

La candidate socialiste Ségolène Royal a embrayé le pas en donnant son feu vert à  la mi-janvier à  la création sur Second Life d'un "comité local" -le 748ème- de son association Désirs d'avenir. "Contrairement à  Loïc Le Meur qui a choisi une île, nous avons acheté un terrain au milieu des autres pour construire un lieu totalement ouvert", a déclaré à  l'AFP le fondateur de ce comité, dont l'avatar se nomme Le Migou Khondji.

Quand on sort du comité, on tombe en ce moment sur un casino et de la publicité pour des "escort girls". "Oui mais nous on ne veut pas être à  part", explique Le Migou Khondji.

21:09 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

01/03/2007

48 heures pour le travail et le pouvoir d'achat

Conférence de presse des porte-parole
Brice Hortefeux, secrétaire général délégué
Valérie Pécresse et Luc Chatel, porte-parole
Roger Karoutchi et Hervé Novelli, secrétaires nationaux chargés des Fédérations
Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes Populaires

Mardi 27 février 2007
Cette semaine, Nicolas Sarkozy continue d’aller à la rencontre des Français, et notamment à la rencontre de ces Français auxquels les hommes politiques ne parlaient plus.
Pour rappel. Jeudi dernier, le candidat de l’UMP s’est rendu dans un hypermarché de la région parisienne à la rencontre des employés de la grande distribution. Vendredi il est allé dans une cité de Perpignan à la rencontre des jeunes de quartiers. Hier dans le Cher, il a visité une manufacture de porcelaine et rencontré les viticulteurs.

Rien ne distrait le candidat de l’UMP qui mène une campagne d’écoute, de contacts et de dialogue avec la France dans toute sa diversité. Les résultats des enquêtes d'opinion qui donnent Nicolas Sarkozy « toujours en tête au premier tour, quel que soit le cas de figure, et n'est jamais donné perdant au second » doivent nous encourager « à redoubler d'effort, d’activités et de présence sur le terrain » a affirmé Brice Hortefeux. La démonstration en sera « donnée ce week-end avec l’organisation de l’opération 48 heures pour que tout devienne possible, 48 heures pour le travail et le pouvoir d’achat», destinée à relayer le projet du candidat de l’UMP.
Roger Karoutchi, secrétaire national en charge des Fédérations, a d’ores et déjà annoncé « la tenue de 600 réunions et rencontres dans toute la France ». L’UMP se rendra dans les rues commerçantes, à l’abord des grandes surfaces. Deux tracts relayeront les propositions de Nicolas Sarkozy sur le travail et le pouvoir d’achat. Cette opération, relayée parallèlement sur Internet, mobilisera les adhérents de l’UMP, les comités de soutien de Nicolas Sarkozy, et spécialement les comités de soutien sociaux professionnels. Hervé Novelli, secrétaire national en charge des Fédérations, a indiqué que des débats seront organisés dans les permanences et à l’extérieur sur ces deux thèmes. sCette opération est destinée à être renouvelée tout au long de la campagne sur d’autres thèmes a-t-il assuré. Les Jeunes Populaires seront eux-aussi mobilisés. Fabien de Sans Nicolas, leur président, a annoncé que les 170 comités de soutien jeunes vont se rassembler ce week-end dans les différentes permanences en France pour préparer le « Sarko-fac-tour », dont le coup d’envoi sera donné lundi dans tous les facultés de France. Objectif : débattre du pouvoir d’achat des étudiants.


Le Jurassik Pacte de Ségolène Royal
Le pacte présidentiel de Ségolène Royal ressemble de plus en plus à Jurassik Pacte. Après avoir ressorti à Villepinte les vieux dogmes du Parti socialiste, dont aucun parti social-démocrate en Europe ne veut, à savoir : « toujours plus de dépenses publiques, la relance par la dépense, l’assistanat, le partage du travail », Ségolène Royal a ressorti les dinosaures du placard. Nous avons eu droit au retour de Lionel Jospin, de Pierre Mauroy, de Martine Aubry, etc. Il est d’ailleurs assez cocasse d’observer que la candidate socialiste, qui avait construit sa candidature sur le renouveau à l’occasion d’une campagne où elle avait même été sévère avec les éléphants du Parti socialiste, s’accroche aujourd’hui comme une bouée de sauvetage à ces mêmes éléphants et aux vieux dogmes du PS. C'est encore une démonstration que, là où Nicolas Sarkozy va à la rencontre des Français, le Parti socialiste et Mme Royal sont tournés vers leur cuisine interne

Le projet de François Bayrou, c’est l'assurance de ne rien pouvoir faire
La démarche de Nicolas Sarkozy, qui est une démarche de mouvement, de rencontres, de réunions avec les Français, est à l’opposé de la démarche de tous les autres candidats, qui sont eux dans une fascination du passé. Ségolène Royal et François Bayrou, c'est le retour en arrière et notamment une préoccupation omniprésente de la politique politicienne. On voit Ségolène Royal rassembler les éléphants, sa famille politique, et on voit de son côté François Bayrou fasciné par le modèle de la IVe République, qui est le modèle de l'immobilisme et de la confusion, avec l'instabilité ministérielle que l'on connaît. C’est un peu un modèle à la Romano Prodi avec un gouvernement composé d’une centaine de ministres. C'est surtout l'assurance de ne rien pouvoir faire.

L’UMP condamne les attentats en Arabie Saoudite
L’UMP condamne avec la plus grande vigueur l’attentat qui a coûté la vie à quatre ressortissants français. Elle adresse ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.

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27/02/2007

L'UMP publie son «Livre noir des régions socialistes»

« Un véritable culte de la dépense publique. » Le constat de Roger Karoutchi, sénateur UMP et président du groupe d'opposition au Conseil régional d'Île-de-France, est sans appel. « Consternant », renchérit-il. Ce proche de Nicolas Sarkozy dévoile aujourd'hui le Livre noir des régions socialistes. Un document de 144 pages qui passe à la moulinette la gestion des vingt régions dirigées depuis 2004 par le PS. À quelques semaines de la présidentielle, l'UMP entend ainsi démontrer que « si Ségolène Royal gère la France comme elle le fait en Poitou-Charentes, les Français peuvent s'attendre à de fortes hausses des impôts ». Globalement, l'UMP a calculé que les impôts avaient augmenté en moyenne de « 35 % ». Des hausses qui varient de 60 % en Île-de-France et en Languedoc-Roussillon à 15 % en Poitou-Charentes. « On assiste à une explosion des dépenses de fonctionnement, c'est-à-dire les frais de personnels et de communication », explique-t-on dans l'étude. Roger Karoutchi relève aussi que contrairement à ce que la candidate socialiste promet aujourd'hui « Mme Royal a diminué dans sa région les crédits lycée depuis son élection ». L'élu UMP dénonce également la « gabegie » des emplois tremplin. « En Île-de-France, on nous en avait promis 10 000 pour un montant de 150 millions d'euros. Trois ans après, l'exécutif socialiste a péniblement atteint 1 163 postes », avance-t-il. L'UMP récuse les arguments de la gauche, qui déplore que l'État ait transféré des compétences sans les moyens financiers qui vont avec. Roger Karoutchi s'insurge : « C'est faux. Les augmentations sont intervenues avant ces nouveaux transferts. » B. J.

15:04 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : karoutchi, royal, hollande, ps, fn, ump, udf

14/02/2007

30 milliards pour la France avec Nicolas Sarkozy

Le coût de mon projet : 30 milliards d’euros en cinq ans






Interview de Nicolas Sarkozy
Président de l’Union pour un Mouvement Populaire
Les Echos-14 février 2007

Depuis que Ségolène Royal a dévoilé son " pacte présidentiel ", diriez-vous que la bataille s'organise désormais entre deux projets de société ?
Oui. Nous connaissons maintenant la direction du projet de Madame Royal. C'est le retour aux années Jospin. Les valeurs que Mme Royal met en avant sont celles de l'assistanat, de l'égalitarisme et du nivellement. Elle garde les 35 heures, elle n'encourage pas le travail, elle ne dit toujours pas si elle est dans la réhabilitation de l'impôt, mais on sait qu'elle est dans la réhabilitation de la dépense. Où est la modernité que l’on nous promettait ? Où est la mesure neuve ? Où est l'évolution du socialisme français à l'image des socialistes européens ?

La candidate développe l'idée du donnant -donnant. Ce n'est pas exactement de l'assistanat…
Elle énonce peut-être cette idée, mais quelle conclusion en tire-t-elle ? Aucune. C'est comme pour la réforme de l'Etat. C'est comme pour la dette. Elle juge son montant " insoutenable " et qu'annonce-t-elle ? Des dépenses en plus. Moi, quand je parle de droits et de devoirs, je suis précis : pas de minimum social sans une contrepartie en termes d'activité, pas de papiers pour rester durablement en France si on n'écrit pas, si on ne lit pas, si on ne parle pas le français, pas de revalorisation du minimum vieillesse sans une consolidation du régime des retraites. C'est quand même osé : Madame Royal nous annonce une augmentation des petites retraites de 5% et dans le même temps, le PS veut remettre en cause la loi Fillon. Comment peut-on raisonnablement dire aux Français : je vais augmenter les retraites et démonter dans le même temps ce qui permet de les financer ? Nous avons bien à faire à deux logiques différentes : l'assistanat d'un côté, la responsabilité de l'autre.

Sur le chiffrage des projets, vous êtes l'un et l'autre confrontés à la même critique : beaucoup de dépenses et peu de précisions sur les économies !
Je vais évidemment répondre à ce procès, mais cela ne sert à rien d'entrer dans le détail des propositions si l'on ne comprend pas la logique d'ensemble. La valeur qui fonde tout mon projet, c'est le travail. La stratégie qui crédibilise toute mon action consiste à dire aux Français : vous allez gagner plus parce qu'on va travailler plus. Et c'est comme ça que, collectivement, nous allons favoriser la création de richesses. Je veux faire de la France le pays de l'innovation et de l'audace.

De votre côté, est-il cohérent de vouloir à la fois baisser les prélèvements de 68 milliards d'euros en dix ans et ramener la dette à 60% du PIB en 2012 ?
Ce chiffre de 68 milliards d'euros, je ne l'ai pas pris au hasard. Cet allégement nous permet de ramener, en dix ans, la pression de nos prélèvements fiscaux et sociaux dans la moyenne de l'Union européenne à Quinze. On ne peut pas se vouloir européen et s'imposer des prélèvements supérieurs aux autres. Alors, est-ce compatible avec l'objectif de réduction de la dette ? Il y a le chiffrage, mais il y a, surtout, le raisonnement. Ma stratégie est de penser que nous réduirons nos déficits et notre dette le jour où nous réhabiliterons le travail.

Combien coûte votre projet et comment s'équilibre-t-il ?
Mon projet représente 30 milliards d'euros en cinq ans, dont 15 milliards d'allégements d'impôts et de charges. Mais je voudrais apporter deux éléments de compréhension essentiels. D'abord, ce n'est pas la même chose de dépenser pour assister et de dépenser pour investir. Neuf milliards d'euros pour la recherche et l'innovation ne sont pas équivalents à 9 milliards d'euros dépensés pour créer de nouveaux droits sans contrepartie. D'un côté il y a de l'investissement, de l'autre de l'assistanat. Ensuite, il faut savoir que les allégements de charges et d'impôts sur les heures supplémentaires amèneront des recettes de TVA. Mais comme vous m'interrogez sur l'équilibre financier de mon projet, je vais aller au bout. Mon objectif est de redéployer autour de 5% des 590 milliards d'euros de dépenses publiques qui peuvent être redéployées. Il y a des gisements considérables. Je me demande par exemple si l'on ne pourrait pas moduler les aides liées aux 35 heures pour verser davantage aux entreprises qui créent des emplois et ont une politique salariale active.


Quel sera le premier signal fort de désendettement ?
La mise en œuvre du principe selon lequel on ne remplacera plus que la moitié des fonctionnaires partant à la retraite. Depuis vingt ans, la France a créé un million d'emplois publics ! Je ferai de la réforme de l'Etat un grand chantier présidentiel. Il faudra bien réussir la fusion des services des impôts et de la comptabilité publique, celle de l'Unedic et de l'ANPE, celle des services de renseignement. J'encouragerai les administrations à le faire par un budget annexe, alimenté par les recettes de privatisation, qui donnera des moyens supplémentaires aux ministères qui font des réformes de structure. Dans le respect de la loi qui a été votée sur ma proposition, le capital d’Edf peut bouger.

On vous prête l'intention de scinder le ministère des Finances ?
Je réfléchis à la réorganisation du ministère de l'Economie et des Finances. Il y aurait d'un côté la gestion des comptes, ceux de l'Etat et de la Sécurité sociale, qu'il serait logique de réunir. Et de l'autre, je voudrais un ministère de la stratégie économique, voire, osons le mot, de la production, pour que la France ait une vraie réponse à la mondialisation.

Si vous êtes élu, quel sera votre calendrier ?
Ma priorité sera d’abord la modernisation de la démocratie sociale, car les réformes ont toujours échoué pour l'avoir négligée. Le premier pilier de cette modernisation sera la liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles. Je susciterai une grande négociation paritaire, pour voir comment on met cela en œuvre.
Deuxièmement, je veux clarifier une bonne fois pour toutes les domaines respectifs du législateur et des partenaires sociaux. Notre système actuel ne fonctionne pas. Je voudrais que les partenaires sociaux disposent de façon effective et systématique d’une période de 6 à 8 mois pour trouver, dans le champ qui est le leur des réponses aux questions qui leur sont posées en matière de droit du travail.

Le contrat unique de travail sera-t-il soumis à cette négociation ?
C'est évident, comme la sécurité sociale professionnelle, les deux formant ensemble la flex-sécurité. Il n'est pas question pour moi d'avancer sans concerter. Je fixerai des perspectives, et parmi elles le contrat de travail unique. Ce contrat n'est pas de l'idéologie mais, pour moi, une façon de transcender les effets de seuils CDD-CDI et les injustices qui vont avec. Il y aura un dialogue pour la mise en oeuvre. Troisièmement : je veux un service minimum dans les transports et les autres services publics. C’est la contrepartie du monopole. Sur ce point, il y aura une loi dès juin. Quatrièmement : je veux poser la question du vote à bulletin secret dans les entreprises, les universités, les administrations au bout de 8 jours de grève.

Alain Madelin et le PS dénoncent des risques d'inconstitutionnalité au nom du droit individuel à faire grève
Ce risque est inexistant. Ce n'est pas parce que 90% des salariés voteront pour la reprise du travail, que les 10% restant ne pourront pas continuer à faire grève. Ils ne pourront pas en revanche maintenir des piquets de grève.
La question des heures supplémentaires sera-t-elle soumise à concertation ?
Le principe de l'exonération des impôts et des charges n'est pas négociable. En revanche, je serai très attentif à ce que diront les syndicats pour garantir le volontariat. Je ne veux pas faire à l'envers les mêmes erreurs que Martine Aubry. Dès l'été, je soumettrai à négociation cette question : comment protège-t-on le salarié qui ne veut pas faire d'heures supplémentaires ?

Est-ce que cela ne va pas favoriser les salariés en place, sans créer d'emplois nouveaux ?
QU'est ce qui crée de l'emploi ? C'est l'activité. Si on augmente le pouvoir d'achat des personnes qui gagnent 1200 ou 1500 euros, le supplément va tout de suite dans la consommation, il n'est pas thésaurisé. L'activité crée de la croissance qui crée de l'emploi. C'est ce qu’ont fait tous les pays qui ont réussi. L'alpha et l'oméga de la croissance économique aujourd'hui, c'est le travail et la connaissance.

Combien de temps les partenaires sociaux auront ils pour négocier ?
L'été. Il faut qu'on soit prêt à l'automne. Cela devra être également le cas pour la recherche et l'université. J'élaborerai dès l'été 2007 un statut d'autonomie pour les universités françaises : autonomie de décision, autonomie pour les programmes, autonomie pour le choix des étudiants, pour le recrutement des professeurs. Les universités qui choisiront l’autonomie auront la possibilité d'accéder à de nouveaux financements. Nous sommes les seuls au monde à ne pas favoriser le mécénat. Mais aucune université ne sera obligée de choisir l’autonomie. Parmi les grands chantiers présidentiels, je fixerai comme objectif que, dans chaque région, il y ait un campus de dimension européenne : avec une bibliothèque ouverte le dimanche, des logements pour les chercheurs et les étudiants, des installations sportives. L'Etat investira massivement. Je créerai les conditions d'un véritable service de l'orientation, avec évaluation de toutes les filières. Je suis persuadé que la sélection, on la subit lorsque l'orientation et l'évaluation font défaut. Enfin, dernière priorité de l'été, le volet justice et sécurité, avec notamment les peines planchers pour les multirécidivistes, la réforme du droit pénal des mineurs, la responsabilité des magistrats

Le bouclier fiscal à 50%, incluant la CSG, sera t il mis en œuvre à l'été ?
Il le sera quand ce sera possible. On ne peut pas faire la même chose avec 1,5% de croissance et 3%. Mes priorités fiscales sont l’exonération des heures supplémentaires, la suppression des droits de succession pour la quasi totalité des ménages et la déduction des intérêts d'emprunt pour financer l’acquisition de son logement. L'objectif est simple : il faut redonner aux classes moyennes la possibilité d'être propriétaire. Avec une inflation basse, les taux d'intérêt réels sont élevés. Je suis partisan d'une déduction assez large même s'il faudra sans doute un plafond.

Vous avez toujours dit que vous n'étiez pas hostile à la TVA sociale, est-ce encore le cas ?
Je regarde avec intérêt ce qui se passe en Allemagne. Tout le monde annonçait une catastrophe. Or il n'y a pas eu de hausse des prix ni de récession. C'est important de le savoir. J'étudierai cette piste.

Que pensez-vous de l'idée, défendue par Dominique Strauss-Kahn, d'un impôt sur les expatriés, immédiatement rebaptisé " impôt Johnny " ?
J'ai rarement vu une idée plus étrange que celle qui consiste, alors que tout est fait pour encourager les Français à la mobilité notamment en Europe, à taxer ceux qui vont porter la culture de la France et ses intérêts économiques hors de nos frontières. C'est absurde. Comment faire la distinction entre ceux qui partent pour des raisons fiscales, d'études ou pour je ne sais quel motif encore ? Je souhaite bon courage à Dominique Strauss Kahn pour expliquer à l'entrepreneur qui part travailler en Europe centrale ou orientale pour conquérir des marchés qu'il va devoir payer un impôt supplémentaire…
En revanche, je veux poser clairement dans cette campagne la question de la moralisation de la mondialisation financière. Nous n'avons pas créé l'euro, pour avoir un capitalisme sans éthique et sans morale. Je suis extrêmement préoccupé par les mouvements spéculatifs. Qui peut tolérer qu'un hedge fund achète une entreprise grâce à des emprunts, licencie 25% des salariés pour les rembourser et la revende par appartements ? Pas moi. Dans cette économie là, il n'y a aucune création de richesses. L'éthique du capitalisme, c'est que celui qui crée de la richesse gagne de l'argent et que celui qui crée beaucoup de richesses gagne beaucoup d'argent. C'est normal. En revanche, la spéculation n'est pas normale. Le capitalisme ne survivra pas sans le respect d'un minimum de règles éthiques. La zone euro doit être à l'avant-garde de cette réflexion.

Faut-il aller jusqu'à des mesures coercitives ?
Si je suis élu président de la République, je demanderai au ministre des Finances de porter, au niveau européen, une proposition de moralisation et de sécurisation du capitalisme financier. A cet égard, la taxation des mouvements spéculatifs est une idée qui me paraît intéressante si elle est portée au niveau européen. Je veux faire de la France un pays qui récompense la création de richesses, mais qui sait aussi frapper les prédateurs.

Ségolène Royal a eu elle aussi un discours très dur la semaine dernière sur " l'argent rapace " et les " conglomérats de la finance et des médias "…
Je ne vous cacherai pas que son discours m'a fait sourire, pour ne pas dire plus, venant de la part de quelqu'un qui n'a pas été, que je sache, desservi par les médias!

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31/01/2007

Nicolas Sarkozy : "Travail, autorité, responsabilité"

Le candidat de l’UMP se définit comme celui du "travail". Il estime par ailleurs que le soutien de Jacques Chirac serait "important".

Dans votre discours de l’UMP, vous avez déclaré: «Lorsqu’il s’agit de la France il n’y a plus de camp». Cela veut-il dire que le clivage droite-gauche est dépassé ?
Nicolas SARKOZY.- Non, cela signifie que je ne serai pas le président d’une France de droite contre une France de gauche. On peut fort bien, comme je le fais, revendiquer son adhésion aux valeurs de droite et estimer que l’élection présidentielle est une occasion de transcender les clivages, de rassembler une majorité sur un projet de cinq ans. En tant que candidat à la présidentielle, j’ai le devoir de parler comme un chef de l’Etat doit parler à la France, non pas comme un chef de parti parle à une famille ou encore moins à un clan.
A vouloir séduire les électeurs de gauche, ne risquez-vous pas de désorienter ceux de droite?
Je ne me résoudrai jamais à abandonner les électeurs dont la République a besoin. Ces électeurs les plus populaires, qui se sont sentis abandonnés depuis tant d’années, parce que la gauche ne leur parle plus. Ces électeurs qui se sont tournés vers les extrêmes pour crier leur colère. Ces électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus dans la gauche d’aujourd’hui, qui parle exclusivement aux salariés dotés d’un statut. Enfin, bien sûr, je n’oublie pas les électeurs traditionnels de la droite, qui ont eu tant de fois le sentiment que leurs idées n’étaient pas défendues. Tout cela fait une Nation. C’est à elle tout entière que je veux m’adresser.
Vous citez Blum, Jaurès, Zola... Pourquoi pas Montesquieu, Tocqueville, Aron...?
Je n’ai pas le sentiment que Clemenceau ou Georges Mandel soient des héros traditionnels de la gauche. Je n’ai pas le sentiment de négliger le coeur de la droite quand je cite le Frère Christian, égorgé à Tibhérine, ou quand j’évoque l’héritage de 2000 ans de chrétienté. 
Que répondez-vous à Ségolène Royal lorsqu’elle vous accuse de confondre Valmy et les croisades?
Je ne me reconnais pas dans cette repentance systématique qui va droit au dénigrement de la Nation, lequel conduit à la détestation de soi. C’est la vision d’une certaine gauche, ce n’est pas la mienne. Je ne réduis pas, par exemple, l’action de la France en Algérie à un système incontestablement injuste, mais à l’intérieur duquel un certain nombre de Français ont soigné, ont instruit, ont construit. Ils ne doivent pas être assimilés à ce système injuste.
Vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles ?
Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l’oubli résume à mes yeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c’est un signe. Je veux être le candidat du travail. C’est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c’est le respect. L’erreur de mai 68, c’est d’avoir pensé faire le bonheur de l’élève en le considérant comme l’égal du maître. Or, si l’élève a vocation à dépasser le maître, il doit respecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu’il n’existe pas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus de deux offres d’emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu’il n’y ait pas de minimum social sans une obligation d’activité en contrepartie.
Avec ce discours, est-ce que vous ne refaites pas aux Français le coup de la « fracture sociale » ?
La fracture sociale c’était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu’on oublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d’assistance, mais plus de travail. Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, pour le mérite, la juste récompense des efforts de chacun, et la promotion sociale. 
Sur la valeur travail, l’immigration ou l’éducation, Ségolène Royal ne dit-elle pas la même chose que vous ?
Les socialistes proposent de travailler moins. Moi, je propose de gagner plus. Jusqu’à présent, la candidate socialiste ne nous a pas fait l’honneur de nous dire ce qu’elle proposait sur les 35 heures. Moi, je le dis très simplement: je veux que les 35 heures soient un minimum, pas un maximum. Sur les clandestins, c’est clair : si je suis président de la République il n’y aura pas de régularisation globale. Est-elle prête à prendre le même engagement ?
La suppression de la carte scolaire est-elle encore à l’ordre du jour ?
J’avance une idée précise : je propose que tout de suite 10 à 20% des effectifs des écoles puissent être recrutés hors secteur scolaire, pour que chaque parent soit libre du choix de son école. Le processus sera ensuite progressif. La suppression de la carte scolaire, dans mon esprit, est l’aboutissement d’une politique d’excellence dans tous les établissements. Je veux une mixité sociale qui tire vers le haut chaque enfant.
Depuis quelques temps, vous parlez beaucoup moins de « rupture »...
Aujourd’hui, la réalité est que j’incarne une rupture dans ma manière de faire de la politique. Je n’ai plus besoin d’insister. Je ne renonce à rien : ainsi si je suis élu, j’instaurerai le service minimum, la liberté syndicale et le vote à bulletin secret pour empêcher les piquets de grève. Le vote n’empêche pas ceux qui veulent faire grève de le faire. Mais s’il y a 51% de gens qui refusent la grève, on ne pourra pas les empêcher de travailler.
Diriez-vous que votre projet est libéral ? 
Je suis libéral, mais je refuse la caricature du libéralisme. J’ai dit que le capitalisme doit respecter une éthique. Je ne transigerai pas là-dessus. Que les chefs d’entreprises aient des gros salaires, c’est normal car c’est la contrepartie d’un risque. Mais les « golden parachute » me choquent. Je crois que c’est le travail qui crée le travail. Je veux autoriser les gens à s’affranchir des 35 heures, à cumuler retraite et travail à temps partiel. Je veux que les patrimoines s’investissent en France, je veux qu’on développe le capitalisme familial, par exemple en défiscalisant la cotisation à l’ISF de ceux qui investiront dans les petites entreprises. Tout cela n’est-il pas libéral?
On vous reproche de vouloir calquer le contrat unique sur le CNE...
Le CNE est une création utile qui a prouvé son efficacité. Mais je veux créér un contrat nouveau qui conservera la souplesse tout en offrant davantage de garanties aux salariés. Ce sera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux.
Sur les retraites, comment allez-vous éviter la levée de boucliers sur les régimes spéciaux ?
La loi Fillon permet de garantir leur paiement jusqu’à 2020. Le PS annonce qu’il reviendra sur cette loi. Moi, je la confirme. Tranquillement, pour des raisons d’équité, nous ferons la réforme des régimes spéciaux. En tenant compte, bien sûr, de la pénibilité. Je poserai également la question de la revalorisation des petites retraites. Celles par exemple des trois millions d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs. Pour retrouver des marges de manoeuvre, il faut aussi permettre à ceux qui veulent continuer de travailler au-delà de 60 ans de le faire.
Vous proposez de redistribuer beaucoup d’argent aux Français. Mais où le trouverez-vous?
C’est vrai, la garde des enfants après l’école coûte de l’argent, mais cela coûte aussi davantage de laisser les orphelins de 16 h à la loi de la rue! Alors, oui, j’ai proposé 68 milliards de réduction des prélèvements obligatoires. C’est un objectif que l’on peut raisonnablement tenir en deux législatures, et moins si la croissance est au rendez-vous. Pourquoi ? Tout simplement pour rejoindre la moyenne européenne.
 
Comment est-ce possible ?
 
Je vous rappelle que je propose qu’un fonctionnaire sur deux mis à la retraite ne soit pas remplacé. Je compte aussi faire une révision systématique des habitudes de dépense. Il y a des économies à faire sur les 5 milliards d’euros par an d’allocations pour les préretraites, ou sur les 17 milliard d’euros d’aides aux entreprises pour financer les 35 heures. Dépenser tout cet argent public pour empêcher les gens de travailler c’est contraire à l’intérêt de la France. La formation professionnelle, c’est 23 milliards d’euros qui ne sont pas entièrement au service de la politique de l’emploi. Il y a matière à trouver des économies. Surtout, je veux relancer la croissance en libérant le travail. Pourquoi la France, depuis quinze ans a-t-elle 1% de croissance en moins que les pays comparables ? Parce que l’on ne travaille pas assez.
La TVA sociale figurera-t-elle dans votre programme présidentiel?
Mon opinion n’est pas définitivement faite sur cette question. Elle mérite débat. Le travail, c’est l’évidence, est surtaxé. Que nous reste-t-il? Le capital? Mais il s’en ira si on le taxe trop. La consommation, en revanche, ouvre des possibilités. Les Allemands l’ont fait, mais ils partaient d’une TVA à 16%. C’est une piste.
Paris accueille la conférence de l’Environnement. Croyez-vous à la réalité du péril climatique?
Oui. Ma conviction est que l’humanité danse sur un volcan. Et il faut agir maintenant. Je propose de taxer les importations des pays qui ne respectent pas les mêmes règles environnementales que nous. Je veux également que l’Europe se dote systématiquement d’un taux de TVA réduit sur les produits propres. Pour moi, l’environnement est aussi une source de croissance. Je veux que le développement durable irrigue toute notre stratégie économique. Sur ce point je suis effaré par la proposition de Ségolène Royal, qui consiste à diviser par deux l’énergie nucléaire sans qu’elle nous dise quand et comment elle la remplacera. Le retrait de Nicolas Hulot en tout état de cause me fait obligation d’honorer scrupuleusement les engagements du pacte écologique.
Vous avez parlé d’une « campagne de caniveau ».Ségolène Royal se plaint de la « médiocrité » du débat. Qui est responsable de ce climat ?
Se plaindre que la campagne ne soit pas de grande qualité quand on fuit le débat, c’est un grand classique ! Si l’on a des conseils à donner pour l’améliorer, je suis tout ouïe, mais je n’ai pas le sentiment de ne pas avoir fait de propositions. Et je le dis solennellement aux Français : ces propositions constituent un contrat de confiance. Je ferai tout ce que je dis.
L’UMP ne s’est pas privée de faire le procès en incompétence de Ségolène Royal. Est-ce la bonne approche ?
Les occasions ont été si nombreuses que je n’ai pas le sentiment que nous les ayons toutes relevées ! Je n’ai réagi qu’une seule fois, sur la Corse. Les Corses sont victimes et pas coupables de la violence. Je ne peux pas accepter que la question soit traitée avec tant de légèreté ! Quand on croit parler à un premier ministre étranger, on s’exprime au nom de la France. La sincérité de Mme Royal, parce que la conversation était censée être privée, n’excuse pas ce qu’elle a dit.
Les RG ont reconnu avoir enquêté sur Bruno Rebelle, un conseiller de votre adversaire PS. Cette affaire ne pose-t-elle pas la question de la date de votre départ du ministère de l’Intérieur ?
Ce sont deux questions distinctes. M. Rebelle a fait l’objet d’une fiche des RG il y a longtemps déjà parce qu’il était membre de Greenpeace, une association qui provoquait des troubles à l’ordre public. Cette fiche a été actualisée comme elle l’était régulièrement sous les gouvernements de gauche. Je ne vois pas le problème. Tout cela n’a aucun sens. Ou plutôt, cela traduit une nervosité que je peux comprendre. J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner que M. Hollande demande mon départ du gouvernement, alors qu’il n’était pas gêné de participer à des réunions de campagne à Matignon avec M. Jospin. Je ne serai plus ministre quand la campagne officielle démarrera, le 9 avril au plus tard. Aucun candidat n’avait encore pris un tel engagement.
 
En restant à l’Intérieur, ne prenez-vous pas des risques ?
Ce n’est pas une question de risques, c’est une question de devoir. Les Français n’attendent pas de moi que je me désintéresse de leur sécurité. Entre l’engagement que j’ai pris vis-à-vis d’eux et les nécessités de la campagne, il y a un juste équilibre qui tient en une phrase : je fais mon travail.
Comment expliquez-vous que Michèle Alliot-Marie n’ait pas été autorisée à vous accompagner à Londres, hier ?
Le président de la République a considéré que ce n’était pas opportun, compte tenu des discussions en cours avec la Grande- Bretagne, mais Michèle Alliot-Marie s’exprimera à mes côtés à Toulon, le 7 février. À la différence des socialistes, j’ai compris que je devais associer toute ma famille politique. Je ne veux pas être un candidat solitaire. J’irai voir Angela Merkel le 12 février avec Alain Juppé, et j’espère que Dominique de Villepin pourra lui aussi m’apporter son aide le moment venu. J’en aurai besoin. 
Quand ?
Quand Jacques Chirac aura fait connaître sa décision. Nous avons évoqué ce moment avec le président de la République, mais je ne suis pas son porte-parole.
Qu’attendez-vous de lui ?
Quand on est candidat à l’Élysée, on n’a rien à demander, ce sont les Français qui décident. Mais si le président de la République devait me manifester son soutien, ce serait important.
Allez-vous défendre les révisions constitutionnelles ?
Je ferai tout pour donner de la majorité l’image de l’unité et de la sérénité.
François Bayrou est-il pour vous un allié ou un adversaire ?
C’est un homme de qualité, qui mène une campagne intéressante, et je veille à ce que chacun puisse se retrouver le moment venu. Puisque aujourd’hui il y a concurrence, je ne la refuse pas. Les Français choisiront. Mais lui aussi devra choisir. 
Faut-il que des élus UMP parrainent Jean-Marie Le Pen pour qu’il puisse se présenter ?
J’ai dit qu’on ne combattait pas les idées du FN, ou de l’extrême gauche, en les réduisant au silence. Mais c’est une chose de ne rien faire pour empêcher leurs candidatures, c’en est une autre de récolter des signatures pour eux. Ce n’est pas mon rôle.
Quel va être le sort du député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes ?
Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux.
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