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31/01/2007

Nicolas Sarkozy : "Travail, autorité, responsabilité"

Le candidat de l’UMP se définit comme celui du "travail". Il estime par ailleurs que le soutien de Jacques Chirac serait "important".

Dans votre discours de l’UMP, vous avez déclaré: «Lorsqu’il s’agit de la France il n’y a plus de camp». Cela veut-il dire que le clivage droite-gauche est dépassé ?
Nicolas SARKOZY.- Non, cela signifie que je ne serai pas le président d’une France de droite contre une France de gauche. On peut fort bien, comme je le fais, revendiquer son adhésion aux valeurs de droite et estimer que l’élection présidentielle est une occasion de transcender les clivages, de rassembler une majorité sur un projet de cinq ans. En tant que candidat à la présidentielle, j’ai le devoir de parler comme un chef de l’Etat doit parler à la France, non pas comme un chef de parti parle à une famille ou encore moins à un clan.
A vouloir séduire les électeurs de gauche, ne risquez-vous pas de désorienter ceux de droite?
Je ne me résoudrai jamais à abandonner les électeurs dont la République a besoin. Ces électeurs les plus populaires, qui se sont sentis abandonnés depuis tant d’années, parce que la gauche ne leur parle plus. Ces électeurs qui se sont tournés vers les extrêmes pour crier leur colère. Ces électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus dans la gauche d’aujourd’hui, qui parle exclusivement aux salariés dotés d’un statut. Enfin, bien sûr, je n’oublie pas les électeurs traditionnels de la droite, qui ont eu tant de fois le sentiment que leurs idées n’étaient pas défendues. Tout cela fait une Nation. C’est à elle tout entière que je veux m’adresser.
Vous citez Blum, Jaurès, Zola... Pourquoi pas Montesquieu, Tocqueville, Aron...?
Je n’ai pas le sentiment que Clemenceau ou Georges Mandel soient des héros traditionnels de la gauche. Je n’ai pas le sentiment de négliger le coeur de la droite quand je cite le Frère Christian, égorgé à Tibhérine, ou quand j’évoque l’héritage de 2000 ans de chrétienté. 
Que répondez-vous à Ségolène Royal lorsqu’elle vous accuse de confondre Valmy et les croisades?
Je ne me reconnais pas dans cette repentance systématique qui va droit au dénigrement de la Nation, lequel conduit à la détestation de soi. C’est la vision d’une certaine gauche, ce n’est pas la mienne. Je ne réduis pas, par exemple, l’action de la France en Algérie à un système incontestablement injuste, mais à l’intérieur duquel un certain nombre de Français ont soigné, ont instruit, ont construit. Ils ne doivent pas être assimilés à ce système injuste.
Vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles ?
Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l’oubli résume à mes yeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c’est un signe. Je veux être le candidat du travail. C’est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c’est le respect. L’erreur de mai 68, c’est d’avoir pensé faire le bonheur de l’élève en le considérant comme l’égal du maître. Or, si l’élève a vocation à dépasser le maître, il doit respecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu’il n’existe pas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus de deux offres d’emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu’il n’y ait pas de minimum social sans une obligation d’activité en contrepartie.
Avec ce discours, est-ce que vous ne refaites pas aux Français le coup de la « fracture sociale » ?
La fracture sociale c’était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu’on oublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d’assistance, mais plus de travail. Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, pour le mérite, la juste récompense des efforts de chacun, et la promotion sociale. 
Sur la valeur travail, l’immigration ou l’éducation, Ségolène Royal ne dit-elle pas la même chose que vous ?
Les socialistes proposent de travailler moins. Moi, je propose de gagner plus. Jusqu’à présent, la candidate socialiste ne nous a pas fait l’honneur de nous dire ce qu’elle proposait sur les 35 heures. Moi, je le dis très simplement: je veux que les 35 heures soient un minimum, pas un maximum. Sur les clandestins, c’est clair : si je suis président de la République il n’y aura pas de régularisation globale. Est-elle prête à prendre le même engagement ?
La suppression de la carte scolaire est-elle encore à l’ordre du jour ?
J’avance une idée précise : je propose que tout de suite 10 à 20% des effectifs des écoles puissent être recrutés hors secteur scolaire, pour que chaque parent soit libre du choix de son école. Le processus sera ensuite progressif. La suppression de la carte scolaire, dans mon esprit, est l’aboutissement d’une politique d’excellence dans tous les établissements. Je veux une mixité sociale qui tire vers le haut chaque enfant.
Depuis quelques temps, vous parlez beaucoup moins de « rupture »...
Aujourd’hui, la réalité est que j’incarne une rupture dans ma manière de faire de la politique. Je n’ai plus besoin d’insister. Je ne renonce à rien : ainsi si je suis élu, j’instaurerai le service minimum, la liberté syndicale et le vote à bulletin secret pour empêcher les piquets de grève. Le vote n’empêche pas ceux qui veulent faire grève de le faire. Mais s’il y a 51% de gens qui refusent la grève, on ne pourra pas les empêcher de travailler.
Diriez-vous que votre projet est libéral ? 
Je suis libéral, mais je refuse la caricature du libéralisme. J’ai dit que le capitalisme doit respecter une éthique. Je ne transigerai pas là-dessus. Que les chefs d’entreprises aient des gros salaires, c’est normal car c’est la contrepartie d’un risque. Mais les « golden parachute » me choquent. Je crois que c’est le travail qui crée le travail. Je veux autoriser les gens à s’affranchir des 35 heures, à cumuler retraite et travail à temps partiel. Je veux que les patrimoines s’investissent en France, je veux qu’on développe le capitalisme familial, par exemple en défiscalisant la cotisation à l’ISF de ceux qui investiront dans les petites entreprises. Tout cela n’est-il pas libéral?
On vous reproche de vouloir calquer le contrat unique sur le CNE...
Le CNE est une création utile qui a prouvé son efficacité. Mais je veux créér un contrat nouveau qui conservera la souplesse tout en offrant davantage de garanties aux salariés. Ce sera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux.
Sur les retraites, comment allez-vous éviter la levée de boucliers sur les régimes spéciaux ?
La loi Fillon permet de garantir leur paiement jusqu’à 2020. Le PS annonce qu’il reviendra sur cette loi. Moi, je la confirme. Tranquillement, pour des raisons d’équité, nous ferons la réforme des régimes spéciaux. En tenant compte, bien sûr, de la pénibilité. Je poserai également la question de la revalorisation des petites retraites. Celles par exemple des trois millions d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs. Pour retrouver des marges de manoeuvre, il faut aussi permettre à ceux qui veulent continuer de travailler au-delà de 60 ans de le faire.
Vous proposez de redistribuer beaucoup d’argent aux Français. Mais où le trouverez-vous?
C’est vrai, la garde des enfants après l’école coûte de l’argent, mais cela coûte aussi davantage de laisser les orphelins de 16 h à la loi de la rue! Alors, oui, j’ai proposé 68 milliards de réduction des prélèvements obligatoires. C’est un objectif que l’on peut raisonnablement tenir en deux législatures, et moins si la croissance est au rendez-vous. Pourquoi ? Tout simplement pour rejoindre la moyenne européenne.
 
Comment est-ce possible ?
 
Je vous rappelle que je propose qu’un fonctionnaire sur deux mis à la retraite ne soit pas remplacé. Je compte aussi faire une révision systématique des habitudes de dépense. Il y a des économies à faire sur les 5 milliards d’euros par an d’allocations pour les préretraites, ou sur les 17 milliard d’euros d’aides aux entreprises pour financer les 35 heures. Dépenser tout cet argent public pour empêcher les gens de travailler c’est contraire à l’intérêt de la France. La formation professionnelle, c’est 23 milliards d’euros qui ne sont pas entièrement au service de la politique de l’emploi. Il y a matière à trouver des économies. Surtout, je veux relancer la croissance en libérant le travail. Pourquoi la France, depuis quinze ans a-t-elle 1% de croissance en moins que les pays comparables ? Parce que l’on ne travaille pas assez.
La TVA sociale figurera-t-elle dans votre programme présidentiel?
Mon opinion n’est pas définitivement faite sur cette question. Elle mérite débat. Le travail, c’est l’évidence, est surtaxé. Que nous reste-t-il? Le capital? Mais il s’en ira si on le taxe trop. La consommation, en revanche, ouvre des possibilités. Les Allemands l’ont fait, mais ils partaient d’une TVA à 16%. C’est une piste.
Paris accueille la conférence de l’Environnement. Croyez-vous à la réalité du péril climatique?
Oui. Ma conviction est que l’humanité danse sur un volcan. Et il faut agir maintenant. Je propose de taxer les importations des pays qui ne respectent pas les mêmes règles environnementales que nous. Je veux également que l’Europe se dote systématiquement d’un taux de TVA réduit sur les produits propres. Pour moi, l’environnement est aussi une source de croissance. Je veux que le développement durable irrigue toute notre stratégie économique. Sur ce point je suis effaré par la proposition de Ségolène Royal, qui consiste à diviser par deux l’énergie nucléaire sans qu’elle nous dise quand et comment elle la remplacera. Le retrait de Nicolas Hulot en tout état de cause me fait obligation d’honorer scrupuleusement les engagements du pacte écologique.
Vous avez parlé d’une « campagne de caniveau ».Ségolène Royal se plaint de la « médiocrité » du débat. Qui est responsable de ce climat ?
Se plaindre que la campagne ne soit pas de grande qualité quand on fuit le débat, c’est un grand classique ! Si l’on a des conseils à donner pour l’améliorer, je suis tout ouïe, mais je n’ai pas le sentiment de ne pas avoir fait de propositions. Et je le dis solennellement aux Français : ces propositions constituent un contrat de confiance. Je ferai tout ce que je dis.
L’UMP ne s’est pas privée de faire le procès en incompétence de Ségolène Royal. Est-ce la bonne approche ?
Les occasions ont été si nombreuses que je n’ai pas le sentiment que nous les ayons toutes relevées ! Je n’ai réagi qu’une seule fois, sur la Corse. Les Corses sont victimes et pas coupables de la violence. Je ne peux pas accepter que la question soit traitée avec tant de légèreté ! Quand on croit parler à un premier ministre étranger, on s’exprime au nom de la France. La sincérité de Mme Royal, parce que la conversation était censée être privée, n’excuse pas ce qu’elle a dit.
Les RG ont reconnu avoir enquêté sur Bruno Rebelle, un conseiller de votre adversaire PS. Cette affaire ne pose-t-elle pas la question de la date de votre départ du ministère de l’Intérieur ?
Ce sont deux questions distinctes. M. Rebelle a fait l’objet d’une fiche des RG il y a longtemps déjà parce qu’il était membre de Greenpeace, une association qui provoquait des troubles à l’ordre public. Cette fiche a été actualisée comme elle l’était régulièrement sous les gouvernements de gauche. Je ne vois pas le problème. Tout cela n’a aucun sens. Ou plutôt, cela traduit une nervosité que je peux comprendre. J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner que M. Hollande demande mon départ du gouvernement, alors qu’il n’était pas gêné de participer à des réunions de campagne à Matignon avec M. Jospin. Je ne serai plus ministre quand la campagne officielle démarrera, le 9 avril au plus tard. Aucun candidat n’avait encore pris un tel engagement.
 
En restant à l’Intérieur, ne prenez-vous pas des risques ?
Ce n’est pas une question de risques, c’est une question de devoir. Les Français n’attendent pas de moi que je me désintéresse de leur sécurité. Entre l’engagement que j’ai pris vis-à-vis d’eux et les nécessités de la campagne, il y a un juste équilibre qui tient en une phrase : je fais mon travail.
Comment expliquez-vous que Michèle Alliot-Marie n’ait pas été autorisée à vous accompagner à Londres, hier ?
Le président de la République a considéré que ce n’était pas opportun, compte tenu des discussions en cours avec la Grande- Bretagne, mais Michèle Alliot-Marie s’exprimera à mes côtés à Toulon, le 7 février. À la différence des socialistes, j’ai compris que je devais associer toute ma famille politique. Je ne veux pas être un candidat solitaire. J’irai voir Angela Merkel le 12 février avec Alain Juppé, et j’espère que Dominique de Villepin pourra lui aussi m’apporter son aide le moment venu. J’en aurai besoin. 
Quand ?
Quand Jacques Chirac aura fait connaître sa décision. Nous avons évoqué ce moment avec le président de la République, mais je ne suis pas son porte-parole.
Qu’attendez-vous de lui ?
Quand on est candidat à l’Élysée, on n’a rien à demander, ce sont les Français qui décident. Mais si le président de la République devait me manifester son soutien, ce serait important.
Allez-vous défendre les révisions constitutionnelles ?
Je ferai tout pour donner de la majorité l’image de l’unité et de la sérénité.
François Bayrou est-il pour vous un allié ou un adversaire ?
C’est un homme de qualité, qui mène une campagne intéressante, et je veille à ce que chacun puisse se retrouver le moment venu. Puisque aujourd’hui il y a concurrence, je ne la refuse pas. Les Français choisiront. Mais lui aussi devra choisir. 
Faut-il que des élus UMP parrainent Jean-Marie Le Pen pour qu’il puisse se présenter ?
J’ai dit qu’on ne combattait pas les idées du FN, ou de l’extrême gauche, en les réduisant au silence. Mais c’est une chose de ne rien faire pour empêcher leurs candidatures, c’en est une autre de récolter des signatures pour eux. Ce n’est pas mon rôle.
Quel va être le sort du député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes ?
Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux.
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29/01/2007

L’électorat populaire plébiscite Nicolas Sarkozy

Conférence de presse des porte-parole
Valérie Pécresse et Luc Chatel
Lundi 29 janvier 2007


L’électorat populaire plébiscite Nicolas Sarkozy
L’UMP se félicite de la dynamique de campagne qui s’est installée autour de son candidat, Nicolas Sarkozy. Son projet et les propositions qu’il fait aux Français rencontrent un impact important dans l’opinion. Les Français considèrent majoritairement qu’il est le candidat qui mène la campagne la plus solide. Il est jugé le plus crédible. A noter : Nicolas Sarkozy fait une percée auprès de l’électorat populaire, notamment parmi l’électorat ouvrier qui lui fait majoritairement confiance.  

Nicolas Sarkozy a tout à fait raison quand il dit que l’électorat populaire a été abandonné par la gauche et les 35 heures, oubliant les Français qui travaillent et qui se lèvent top ; et pour qui la valeur travail est si fondamentale qu’elle ne pouvait pas être bradée … Expliquer que la crise morale que traverse aujourd’hui notre pays est avant tout une crise de la valeur travail et que le pouvoir d’achat est trop bas parce que les salaires ne sont pas assez élevés sont deux constats très vivement ressentis dans l’électorat populaire. Nicolas Sarkozy formule des propositions extrêmement concrètes pour améliorer leur vie et donner plus de justice sociale. Que ce soit la défiscalisation des heures supplémentaires, la modulation des exonérations de charges sociales pour les entreprises en fonction de leur politique salariale, les mesures annoncées sur l’école, l’université, la formation, les  propositions de Nicolas Sarkozy font mouche dans l’opinion. Elles illustrent notre volonté de placer délibérément cette campagne présidentielle sur le terrain des idées.

L’UMP tient également à saluer la mobilisation militante sur le terrain. Les tracts de campagne commencent à être massivement distribués dans les départements. Les réunions publiques de Nicolas Sarkozy attirent à chaque fois des milliers de personnes.

Conférence internationale sur l’environnement : engagement tenu
L’UMP se félicite très vivement de la tenue de la Conférence internationale sur l’environnement qui se tiendra à Paris les 2 et 3 février prochains. Un évènement de portée mondiale qui va marquer l’empreinte de la France sur les questions qui conditionnent l’avenir de la planète. L’organisation de cette conférence est une grande victoire personnelle pour le président de la République depuis son discours historique de Johannesburg, et son combat pour la ratification universelle du protocole de Kyoto.

L’ensemble des personnalités de l’UMP, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé, désigné organisateur et coordinateur de cette conférence, sont toutes concernées et préoccupées par les questions environnementales et écologiques. Au lendemain de la décision de Nicolas Hulot de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, justifié en premier lieu par le fait qu’il faisait confiance aux hommes politiques pour reprendre le flambeau de l’écologie, il était très important que cette conférence se tienne à Paris et que de hauts responsables de l’UMP en soient les organisateurs. Selon les enquêtes d’opinion, Nicolas Sarkozy est juste après Dominique Voynet (à un point près) le candidat jugé le plus à même de porter les idées défendues de Nicolas Hulot.

La campagne de Ségolène Royal, une campagne d’esquive et de diversion
Pour l’instant, elle ne dévoile pas ses idées. Quant au programme du Parti socialiste, il comporte un certain nombre de propositions tout à fait archaïques et inappropriées à la situation de la France d’aujourd’hui comme l’abrogation de la réforme des retraites ou de l’assurance maladie, la renationalisation d’EDF, la généralisation des emplois jeunes et des 35 heures.

La candidate du Parti socialiste mène une campagne d’esquive. Sur les grands sujets et les grandes questions, elle ne dit rien et renvoie à des débats participatifs dont elle dit par ailleurs qu’elle ne tiendra pas nécessairement compte.  Elle mène une campagne de diversion. Dès qu’elle commet des erreurs, elle fait diversion en attaquant l’UMP comme si l’UMP était à l’origine de ses faux pas.

Ce que nous attendons de la candidate socialiste, ce sont des débats d'idées sur le fond, qu'elle réponde sur nos propositions, qu'elle nous dise si elle est pour la revalorisation du travail, pour la modernisation de notre système éducatif, ce qu'elle compte faire en matière de fiscalité, etc.



Les instances de l’UMP saisies sur le cas de Christian Vanneste
L’UMP tout comme Nicolas Sarkozy ont fermement condamné à plusieurs reprises les propos homophobes de Christian Vanneste. Ce dernier a été condamné sur les fondements d’une loi qui a été votée par notre propre majorité. Pour l’UMP, la plus grande sanction de sa famille politique, lorsque l’on est élu, est de ne pas être réinvesti. Au lendemain de ses déclarations, la commission d’investiture de l’UMP a proposé de manière conservatoire de ne pas réinvestir le député du Nord dans sa circonscription, réservée depuis.  Suite à la confirmation de sa condamnation en appel la semaine dernière et conformément à nos statuts, les instances de l’UMP seront saisies et statueront sur le cas de Christian Vanneste.

L’exclusion de Georges Frêches, une supercherie
L’exclusion de Georges Frêche du Parti socialiste est une exclusion de façade, qui arrive bien tardivement. Dans les premiers temps, Madame Royal se serait accommodée d’une simple suspension. Ce n’est qu’in extremis et pour sauver son voyage aux Antilles, qu’elle a finalement penché pour l’exclusion. La condamnation des propos de Georges Frêche que ce soit sur les harkis ou l’équipe de France a été lente à venir. Son exclusion tardive est une supercherie. Monsieur Frêche, soi-disant exclu du Parti socialiste, continue à être président de la région Languedoc-Roussillon, soutenu par l’ensemble des conseillers régionaux du Parti socialiste comme il continue à être le président de l’agglomération de Montpellier, soutenu par les conseillers de l’agglomération socialistes.

Au lieu d’une sanction effective qui touche au mandat, l’exclusion de Georges Frêche est une sanction symbolique et de façade.


A retenir dans l’agenda de Nicolas Sarkozy …
Mardi 30 janvier : déplacement à Londres
Mercredi 31 janvier : invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1
Jeudi 1er février : visite au marché de Rungis
Vendredi 2 février : visite au salon des Entrepreneurs

22:18 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, royal, ps, 2007

28/01/2007

Visite aux Antilles : l’UMP appelle Mme Royal à davantage de modération

L’UMP condamne avec la plus grande fermeté les attaques indignes prononcées par la candidate du parti socialiste en déplacement aux Antilles, notamment quand elle s’en prend à « l’exécrable loi votée par la droite sur les soi-disant bienfaits de la colonisation. »

L’UMP souhaite rappeler que le parti socialiste, dont jusqu’à preuve du contraire Mme Royal est bien la candidate officielle, a apporté son soutien clair et explicite à la notion de « rôle positif de la présence française outre-mer ». Plusieurs sénateurs socialistes ont en effet voté cet article, sa porte-parole Gisèle Printz allant même jusqu’à affirmer à la tribune que « certaines dispositions méritent approbation, comme celles qui portent (…) sur les programmes scolaires et de recherche » (séance du 16 décembre 2004).

La suppression de l’article litigieux a en revanche été le fait d’une décision gouvernementale. Plutôt que de céder à la facilité, aux excès et à la caricature, l’UMP encourage la candidate du parti socialiste à faire preuve de davantage de modération dans ses propos pour que le débat démocratique soit au niveau de ce qu’en attendent les Français.

17:10 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, royal, ps, ump, dom-tom

Défense : la méconnaisance de Ségolène Royal plus qu’inquiétante

Le député de Paris Pierre Lellouche s’étonne des propos de la candidate socialiste Ségolène Royal, qui interrogée ce matin jeudi 25 janvier en direct sur RMC sur les questions de Défense, en réponse à la question qui lui était posée, à savoir le nombre de sous-marins nucléaires dont dispose notre pays, après avoir un peu hésité, a répondu avec un large sourire que nous en avions « un ». Ce n’était pas, hélas, la bonne réponse.

En vérité, comme tous les Français qui s’intéressent un tant soit peu à la Défense le savent, la France dispose heureusement de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), qui constituent la Force océanique stratégique, auxquels s’ajoutent nos six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). Avec un seul sous-marin, nous serions en effet bien incapables de répondre aux contraintes opérationnelles de la Défense nationale.

Il ne s’agit pas d’accabler la candidate socialiste. Rappelons tout de même qu’elle ambitionne, au titre de l’article 15 de notre constitution, de devenir le « chef des armées », avec la responsabilité d’engager le feu nucléaire. Une telle méconnaissance des fondamentaux de notre défense est plus qu’inquiétante.


Pierre LELLOUCHE
Député et Conseiller (UMP) de Paris,
Délégué Général de l’UMP pour la Défense

17:09 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, royal, ps, ump, défense

Dans un monde dangereux, nous avons besoin d'un président-capitaine

Par Michel Barnier
Ancien ministre des Affaires étrangères
Conseiller politique

Le Figaro - 26 janvier 2007

Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, le nouveau président français devra faire valoir les intérêts de notre pays, faire entendre sa voix. Ce monde, je peux en témoigner, espère souvent la France et l'Europe, mais il ne les attendra pas. Ce monde est dangereux, instable, fragile, injuste. Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, le nouveau président français devra faire valoir les intérêts de notre pays, faire entendre sa voix. Ce monde, je peux en témoigner, espère souvent la France et l'Europe, mais il ne les attendra pas. Ce monde est dangereux, instable, fragile, injuste.

Et les défis sont là ! Dès le 7 mai au matin, il faudra les affronter :

- d'abord, le plus grave et le plus global d'entre eux : le changement climatique;

- ensuite : la paix ou la guerre au Proche-Orient, cet Orient si proche de nous...

- mais aussi l'Afrique, qui a tant besoin d'un développement équitable et d'un nouveau partenariat;

- il y a également les États-Unis, avec lesquels nous devons parler franchement et amicalement, à qui nous pouvons dire : l'alliance, ce n'est pas l'allégeance;

- et enfin notre propre continent, notre Europe, qui doit à la fois mieux s'organiser pour être unie, accueillir, le moment venu, la région si sensible des Balkans et être capable de proposer clairement à la Turquie un partenariat concret, plutôt qu'une adhésion désormais improbable.

Face à ces défis-là et à quelques autres, comme notre dialogue avec l'autre rive de la Méditerranée, l'Asie, l'Amérique latine ou la Russie, de quel président avons-nous besoin ? Et quelle doit être la voix de la France ?

Sûrement pas une voix qui se tait, comme l'autre jour à Beyrouth en face du Hezbollah, au lieu de dire clairement notre attachement à la souveraineté du Liban, à la sécurité d'Israël et à l'existence d'un État palestinien.

Sûrement pas une voix qui, comme l'autre jour en Chine, critique nos propres entreprises, leurs ouvriers et leurs cadres au lieu de les encourager à tenir leur place dans la mondialisation en s'appuyant sur nos compatriotes qui vivent et travaillent à l'étranger.

Sûrement pas une voix qui, sur cette question de la Turquie, attend de savoir ce que dira l'opinion publique dans dix ou quinze ans.

Sûrement pas une voix qui hésite à propos de l'Union européenne au moment où tous nos partenaires nous demandent d'en parler à nouveau, entre nous et avec eux. C'est d'ailleurs ce que vient de faire, et il a été le premier et le seul, Nicolas Sarkozy en France et à Bruxelles.

Enfin, sûrement pas une voix qui provoque inutilement un pays ami comme le Canada.



Ce dont je suis sûr, c'est que la France ne peut pas se permettre de choisir un président, ou une présidente, qui se tait, qui hésite et qui attend. La France ne peut pas être spectatrice de son propre avenir.

Ce dont je suis sûr, c'est que le président de la République, s'il doit prendre le temps d'écouter et de comprendre, aura surtout à exprimer des convictions, à prendre des décisions, à faire des choix. Sa main ne peut pas ­trembler si l'on veut que la France soit écoutée et respectée.

Le général de Gaulle a écrit un jour : « Nous sommes un peuple en marche, on nous y force. Le ­siècle nous y force, mais nous ­sommes en marche vers une mer inconnue, vers un destin que nous ne savons pas. Pour cette marche, il faut que le peuple soit ensemble. »

Vers ce destin, dans le monde dangereux où nous vivons, vers cette mer inconnue, il nous faut décidément un capitaine qui fixe le cap et qui tienne la barre.

Pour avoir choisi de l'accompagner depuis plus d'un an, je sais et je suis sûr qu'avec Nicolas Sarkozy, la France a trouvé ce capitaine.

17:08 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, barnier

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